Archive de la catégorie «Maison»

Récupération des eaux pluviales

Jeudi 25 septembre 2008

Sur le thème de l’Environnement, une nouveauté voit le jour : la récupération des eaux pluviales. Bon ok, rien de très innovant me direz vous. Cela fait sûrement des décennies que vous récupérez cette eau venue du ciel, afin d’arroser vos salades ou les fleurs de Madame… Mais là, je parle de son utilisation au sein même de la maison.

Ayant eu nous-mêmes, il y a moins d’un an, un projet de construction (auquel nous avons dû malheureusement renoncer, sniff…), nous avons étudié la question. En effet, il est aujourd’hui courant que les nouvelles constructions s’équipent d’une cuve enterrée de récupération des eaux pluviales. Sans traitement aucun, ce précieux liquide, qui dans ce cas est gratuit, peut alimenter les toilettes, le lave-linge et les robinets d’arrosage, c’est-à-dire les postes représentant la majorité de votre consommation d’eau…

Pourquoi gaspiller de l’eau potable ? Pourquoi traiter chimiquement une eau qui n’en a pas besoin pour ces utilisations ? Ou tout simplement, pourquoi payer alors que la pluie est gratuite ?

Gratuite ? Pas si évident que cela ! Car si la pluie est gratuite (heureusement par chez nous ;-) ), l’installation, elle, l’est nettement moins… Il est obligatoire de ne pas mélanger eau potable et eau pluviale. Un double circuit est donc obligatoire pour les WC, la machine-à-laver, et les robinets pour le garage et l’extérieur (entre 200 et 300 € de plus-value). La cuve, il en existe de deux types : polyéthylène ou béton. Les cuves béton ont un net avantage : celui de neutraliser l’acidité de l’eau. Il est par conséquent préférable de s’orienter sur ce choix. Si vous faites réaliser cette installation (cuve 10 m3 + installation surpresseur et tuyauterie), cela vous coûtera 3 à 4 000 €. Si vous le faites vous-même en passant par le fabriquant de la cuve (dinch’ Nord, elles viennent de Belgique), le prix tombera à environ 1 000 €. Mais à cela, ajoutez le surpresseur (100 à 300 €), un peu de tuyauterie plastique et les filtres. Il existe des systèmes de traitement d’eau qui permettent de l’utiliser également pour la toilette et la cuisine : mais prévoyez un budget plus conséquent d’au moins 6 500 €… et des entretiens annuels… Aïe aïe aïe !

Il est donc bien plus intéressant de bricoler soi-même, mais ça ce n’est pas un scoop ! Seule contrainte : en général, la pose de la cuve doit se faire lors de la construction de la maison, pour ne pas avoir de soucis avec les clôtures ou autres installations.

Aménagement de combles – Finitions

Vendredi 5 septembre 2008

ENFIN ! Dernière ligne droite avant l’emménagement.

Pose de la sous-couche

Pose de la sous-couche

Le choix du revêtement de sol. Nous avons longuement hésité entre le revêtement plastique et le parquet stratifié. Au départ, nous étions décidés pour le sol plastique pour deux raisons. La rapidité de réalisation : on déroule et on coupe les bords. Le coût est également moindre. Cependant, nous avons finalement opté pour le parquet. Deux arguments à cela. L’esthétisme et l’isolation phonique. Un parquet est tout de même bien plus classe qu’un sol en PVC. Et la sous-couche de 7 mm (dalles de sciure de bois compactée) atténue nettement le bruit de pas, surtout avec les chambres en-dessous. Sous-couche à poser en diagonale à 45° : conseil des vendeurs afin d’éviter qu’elles ne glissent dans le temps (est-ce vraiment valables ? A vous de juger…

Parquet posé

Parquet posé

Nous avons retenu un parquet stratifié (composé de couches superposées) couleur chêne de 8 mm d’épais. La pose du parquet est très facile également car les lattes se clipsent entre elles. Mais, merci Cédric ;-) , je vous conseille tout de même de coller les largeurs des lattes. Celles-ci pourraient bouger dans le temps avec la dilatation du bois (surtout dans des combles où la chaleur est la plus élevée). Mieux vaut donc prévenir que guérir : acheter un pot de colle à bois, vous en aurez largement assez et ça vous évitera d’éventuels regrets… Je vous conseille également d’acheter le kit de pose, qui n’est pas excessif – vous aurez tous les accessoires pour travailler facilement et comme un pro – ainsi qu’une massette en caoutchouc (pour ne pas rayer le parquet si vous dérapez…). Il ne vous restera plus qu’à coller les plinthes avec une colle au néoprène. Comme pour l’isolation et l’habillage, je me suis lancé et je vous avoue que j’ai adoré ! C’est très rapide à effectuer et je me suis réellement amusé. Ce fut, pour moi, la partie la plus plaisante.

Après le revêtement de sol, le revêtement mural. Comme annoncé précédemment, nous avions retenu le papier peint afin de cacher les imperfections. A part le muret de la trémie, le contour des fenêtres de toit et le conduit de cheminée où nous avons peint, couleur wengé (proche du chocolat). Nous avons acheté du papier intissé : la colle se met sur le mur (et non sur le papier) ce qui rend la pose plus aisée. Là aussi, nous découvrions… : quelle mxxde ! Pour une première, nous avions commencé fort : tapisser des mansardes est trop galère. Impossible de mettre un fil d’aplomb, donc niveau à l’œil. Et la position n’est pas idéale, surtout la moitié basse… Mais nous avons vaincu les difficultés et sommes satisfaits de notre travail.

Nous avons emménagé samedi dernier et sommes ravis du résultat !

Aménagement de combles – Réalisation

Mercredi 3 septembre 2008

Troisième étape de cette saga passionnante (du moins pour moi ;-) ), la réalisation de l’électricité, de l’isolation et de l’habillage.

Tout d’abord, commencez par le passage des gaines et câbles. Cela concerne la VMC, les câbles de téléphone et télévision, et bien entendu les alimentations de chauffages électriques, les interrupteurs, les prises de courant et les points lumineux. Un électricien dans la famille m’a fourni et déroulé tous les câbles nécessaires. Je ne pensais pas qu’il fallait autant de longueurs ! Heureusement, je n’ai pas eu à l’acheter… Beau-papa a participé au branchement final une fois l’habillage achevé. N’ayant pas fait grand-chose pour cette étape, ce ne fut pas trop dur ! ;-)

L’isolation côté conduit de cheminée : le mur en carreaux de béton cellulaire. J’ai été formé par mon cousin adoré (merci Francis pour ton expérience et tes conseils). La technique est la même que pour un mur de parpaings, le plus dur c’est de monter bien droit !!! Sinon, ça se pose vraiment très facilement.

L’isolation côté pignon : plaques de plâtre avec laine de roche. Enduisez préalablement le côté laine d’enduit et laissez sécher : cela facilitera le collage. Faites plusieurs gros plots, et n’hésitez à caler les plaques. Vous serez certain qu’elles ne se décolleront pas…

L’isolation des mansardes. Tout d’abord, la fixation des suspentes. Placez la première et la dernière, puis tendez une corde. Faites ceci dans le sens de la hauteur et de la longueur. Vous n’aurez plus qu’à aligner les intermédiaires le long du fil, c’est ainsi bien plus facile et assez amusant. Prévoyez un vide d’air d’au moins 4 cm entre la couverture et votre isolant, cela permet la circulation de l’air et évite le pourrissement de la charpente. Attention : les suspentes sont pointues (du moins celles que j’ai acheté…) et vous risquez de vous racler le crane : je parle par expérience….

La pose de la laine de verre. Déployez les rouleaux, dans le sens de la longueur. Il existe des suspentes avec une lamelle repliable à 90° qui permet, une fois la laine de verre transpercée, de la maintenir en place. Vous pouvez ainsi faire cette opération seul. Attention : le pare vapeur doit toujours être tourné vers la partie chauffée de la maison. Ne comprimez jamais la laine, vous diminuerez son coefficient thermique. Une fois posée, vous n’avez plus qu’à clipser vos rails sur les suspentes. L’isolation sera terminée et ne pourra plus bouger.

L’habillage en placoplâtre. Impossible à réaliser seul, car soulever une plaque, la maintenir en place et la visser ne peut pas se faire qu’avec deux bras… Il faut au moins être deux (merci à Cédric pour le précieux coup de main). Si vous êtes organisés, cela peut aller très vite. Le plus fastidieux est à venir : les raccords des plaques avec la pose des bandes de joints en papier (ou calicots…). Il faut mettre un peu d’enduit de collage entre les placos, mouiller la bande, la plaquer à cheval sur les deux plaques et enduire le tout. Cette opération est facile en théorie, mais pas du tout évidente en pratique ! En plus, une fois sec, il faut poncer, faire une passe de finition à l’enduit de lissage puis re-poncer : trop galère… C’est vraiment la phase la plus chiante et la plus longue de ce chantier. :-( Et je vous laisse imaginer la quantité de poussières que cela occasionne : c’est Madame qui est heureuse… Etant novice dans ce domaine, à la lumière naturelle, on voit un peu les raccords, mais à la lumière artificielle, c’est tout simplement une horreur… C’est à ce moment que nous avons décidé de tapisser plus tard la pièce et non de la peindre… ça cachera plus les imperfections !

Dernière étape, l’application des deux sous-couches de peinture blanche, afin de préparer le placo pour la finition. Ayant photographié les évolutions, on se rend compte du travail effectué ! C’est à ce moment que je me suis dit : “Pour une première fois, tu t’es quand même bien débrouillé”. ;-)

Aménagement de combles – Technique et matériaux

Mardi 2 septembre 2008

Le gros œuvre est terminé. Maintenant, à nous de rendre cette pièce habitable.

Rouleau de laine de verre

Rouleau de laine de verre

Plusieurs techniques d’isolation existent pour les combles : les panneaux isolants rigides, les rouleaux de laine de verre ou d’isolant mince. Les panneaux ne m’ont pas attiré car il y a pas mal de découpes à effectuer. J’ai donc hésité entre les deux autres. Lors de la réalisation du gros œuvre, j’en avais profité pour discuter avec les ouvriers, professionnels dans ce domaine. Il s’avère que thermiquement les isolants minces sont très bons, si l’on respecte scrupuleusement la mise en œuvre. Ils permettent également de gagner du volume, argument primordial pour des combles. Mais phoniquement, ça ne vaut pas grand-chose… et vu le volume important de nos combles, ils opteraient plus pour la laine de verre. Comme cette pièce va servir de bureau mais surtout de chambre, l’argument de l’acoustique est prioritaire. Nous avons donc opté pour la laine de verre. Quelle épaisseur choisir ? Lors de ma discussion avec les gars et en surfant un peu, j’ai constaté qu’une épaisseur de 200 mm était suffisante (coefficient thermique de 5). En-dessous, cette pièce serait un réfrigérateur l’hiver et une fournaise l’été. Au-delà, ça coute plus cher pour un gain énergétique minime. Un pare vapeur kraft est indispensable pour éviter que la condensation ne pénètre dans la fibre et n’altère la résistance thermique.

Plaque de plâtre et laine de roche

Plaque de plâtre et laine de roche

Donc pour l’isolation des mansardes, je ferai une isolation par laine de verre d’épaisseur 200 mm, transpercée par les suspentes. Sur celles-ci, je fixerai les rails qui me serviront de supports pour y visser les plaques de placoplâtres d’épaisseur 13 mm (appelées aussi BA13). Sur le pignon, je préfère des plaques de plâtre de 10 mm avec une couche de laine de roche de 80 mm, collées par des plots sur les parpaings. Du côté mitoyen, où se trouve le conduit de cheminée, j’opte pour la pose de carreaux de béton cellulaire, adaptés à la chaleur, isolants et très légers (idéal pour un plancher bois).

Bloc de béton cellulaire

Bloc de béton cellulaire

Voilà, le choix est fait, la liste établie, il ne reste plus qu’à passer la commande et se faire livrer. N’hésitez pas à discuter avec le vendeur sur les quantités de matériaux, en particulier ou les sacs d’enduits, colle et autres accessoires. Ses conseils se sont avérés exacts et utiles. Je vous conseille la livraison à domicile pour deux raisons. Premièrement la facilité. Pas besoin de charger vous-même les matériaux ni de réserver un camion adapté, en plus ce n’est pas plus cher, au contraire. Deuxièmement, la “garantie”. Si des matériaux sont abimés lors du transport du magasin à votre domicile – cela m’est arrivé pour les carreaux de béton cellulaire – vous le signalez au chauffeur avec notation sur le bon de livraison et vous allez faire l’échange gratuitement au magasin ! Pour cela, il faut tout de même s’approvisionner dans des grandes enseignes de bricolage qui, à qualité égale, ne sont pas forcément plus cher que des magasins discount.

Pour cette étape, le plus dur est de monter les matériaux au deuxième étage… Pour le poids, mais aussi l’encombrement (plaques de 1,20m x 2,50m, rails de 5 mètres…). Essayer de trouver des bras, vous apprécierez !

Aménagement de combles – Gros œuvre

Lundi 1 septembre 2008

Fin 2004, nous avons acheté une maison neuve. Elle comptait deux niveaux (rez-de-chaussée et premier étage). Un an et demi plus tard, nous souhaitions augmenter notre surface habitable pour obtenir plus de rangement. Agrandir au sol était impossible, la seule solution était donc d’utiliser les combles perdus.

Cette idée nous ait venu en feuilletant les carnets de chèques publicitaires que chacun trouve dans sa boite aux lettres. Nous projetions de transformer les quatre chambres en une salle de jeux, deux chambres pour enfants et dans la plus petite l’accès à l’étage du dessus avec dressing.

Nous avons tout d’abord attendu que la maison ait deux ans afin de bénéficier d’une T.V.A. réduite (5,5 % au lieu de 19,6%), ce qui représente sur une telle somme un gain non négligeable. Mi 2006, nous avons donc commencé nos consultations. En s’intéressant au sujet, c’est surprenant le nombre de sociétés dans ce domaine. Nous en avons donc retenu quatre, que nous avons mis en concurrence. Parce que l’on a tout à gagner avec cette pratique. Les écarts sont impressionnants…

La première réaction des commerciaux a été le potentiel des combles. La pente du toit étant de 51°, nous pourrions avoir une très belle hauteur sous plafond (plus de 2 mètres). De plus, la pièce aurait au sol une superficie approximative de 7,8m x 3,5m, soit un peu plus de 27 m².

La technique pour récupérer nos combles est la suivante. A l’origine, la charpente est croisée, il faut donc renforcer l’ossature extérieure afin de pouvoir ensuite couper l’ossature interne croisée. Il faut ensuite créer un plancher. Pour cela, même punition : renforcer ! L’avantage de notre acquisition est la dalle béton du 1er étage sur laquelle viennent en appui deux poutres métalliques (cachées dans les cloisons). Ces poutres vont permettre de soutenir les fers I (2 de chaque côté, dans le sens de la longueur) qui serviront d’appui au plancher du 2ème niveau. Le plancher est ensuite créé : renfort de l’ossature existante avec appui sur les fers.

Dans les premiers devis, nous demandions la modification de la charpente, la fourniture et la pose de deux fenêtres de toit, la réalisation de la trémie (ouverture entre le 1er et le 2ème étage pour l’escalier) et du plancher (avec pose de plaques de bois aggloméré hydrofuges), la fourniture et la pose de l’escalier, l’installation électrique (éclairage, prises électriques classiques et radiateurs, interrupteurs avec va-et vient), l’isolation et l’habillage. Grosso modo, la facture oscillait entre 13 000 et 15 000 €…

Oups, ça fait beaucoup trop pour nous tout ça ! Plan B : je n’ai jamais pratiqué, mais je vais essayer d’effectuer moi-même l’isolation et l’habillage. L’électricité, ce n’est pas mon truc, mais je trouverai bien un moyen. Si on veut gagner des “ronds”, c’est l’occasion de se lancer. Je redemande donc une mise à jour des différents devis en ne chiffrant que le gros œuvre : charpente, fenêtres, trémie et plancher. On voit de suite la différence : entre 8 000 € et 9 500 €. Vient ensuite le temps de la négociation finale où l’on discute des dernières petites remises. Etant la première maison du quartier à récupérer ses combles, nous avons pu obtenir une petite réduction supplémentaire, les fenêtres de toit pour 1 €, et en cadeau les stores occultants. Ben voilà, affaire conclue !

Résultat après réalisation du gros oeuvre

Résultat après réalisation du gros oeuvre

Les travaux ont duré une petite semaine, tout s’est bien passé. Les gars ont bien galéré pour monter les 4 fers I et les 2 poteaux dans les combles : avec la pluie, les barreaux des échelles sont assez glissants… Seul inconvénient, la saison : fin novembre il ne fait pas très chaud… La maison était un vrai réfrigérateur, la journée nous vivions dans la salle et la cuisine, le soir chauffage à fond ! Surtout avec un bébé de moins de six mois… Une fois le chantier terminé, nous avons bouché la trémie avec une plaque d’agglo et de la laine de verre dessus, ce n’est pas l’idéal mais ça minimise la descente du froid.

Prochaine étape : économiser afin d’avoir le budget nécessaire pour l’achat des matériaux !